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Un peu d'histoire...

L'AFRIQUE DU SUD 1588 Les Portugais débarquent sur ce qui deviendra Cape Town (le Cap) à la pointe du " Cap de bonne Espérance ", une baie splendide dominée par une montagne plate, là où l'océan Atlantique rencontre l'océan Indien. Les habitants indigènes sont les Hottentots. 1652 Début de la colonisation Hollondaise du cap de Bonne-Espérance, pour le compte de la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales.Une main-d'œuvre esclave fut importée pendant près de deux siècles pour le service des colons pour les cultures, des immigrants colons d'origines diverses, dont les Français (Huguenots chassés de France en 1685) 1795 Les Anglais occupent Le Cap, provisoirement puis définitivement (1806) 1838 L'installation des Boers au natal est marquée par des massacres réciproques (Dingane fait assassiner Piet Retief et ses compagnons; les Blancs déciment les Zoulous à Blood River) 1860 Importation de travailleurs indiens pour la culture de la canne à sucre au Natal. 1880 Le transvaal se révolte contre la domination Anglaise et conquiert son indépendance. 1887 Après une défaite retentissante (1879), les Britanniques imposent leurs domination aux Zoulous. 1893 Invention par Gandhi, jeune avocat indien venu de Londres, de la résistance non-violente au racisme organisé par l'administration anglo-sud-africaine. 1899-1902 Guerre anglo-boer : les Anglais inventent au cours de cette guerre les camps de concentration et le scoutisme (Baden-powell) L'opinion française fut très favorable aux Boers. 1910 Mise en place d'un système colonial raciste. 1913 Le Natives' Land Act accorde moins de 10 % des terres aux Noirs. 1914-1918 L'union participe à la première guerre mondiale, en dépit de la résistance des Boers et reçoit à la fin le protectorat du Sud-Ouest africain (Namibie), ex-colonie allemande. 1925 Création de L'ANC (Congres National Africain), multiracial mais qui deviendra le champion des droits des noirs, particulièrement avec Nelson Mandela. 1939-1944 L'Union participe à la seconde guerre mondiale aux côtés de la Grande-Bretagne, en dépit d'une forte opposition favorable aux Allemands dans la communauté afrikaner. 1948 Mise en place de l'Apartheid, codification très précise d'un système racial officiel, issu de la colonisation Britannique, donnant toute suprématie aux Blancs. Interdiction d'unions ou de mariages interraciaux; parage des terres en faveur des blancs; obligation d'un laisser-passer pour les Noirs; ségrégation dans tous les lieux publics et officiels. 1960 Emeutes raciales à Sharpeville, au sud de johanesburg : 69 morts. 1964 Nelson Mandela, leader de l'ANC, est condamné à la prison à vie et devient le symbole d'un régime oppressif antidémocratique. 1976 Emeutes sanglantes à Soweto : 176 morts. 1981 Autorisation des syndicats pour Noirs et suppression de la discrimination raciale dans le travail. 1984 Emeutes à Sharpeville : 29 morts. Le prix Nobel de la paix est décerné à Desmond Tutu, évêque anglican noir du Cap. 1985 Abolition des lois interdisant mariages et relation sexuelles entre personnes de différentes couleurs. 1986 Abolition du laisser-passer. 1990-1991 Légalisation des organisations noires d'opposition et de résistance. Libération de Nelson Mandela. CODESA convention pour une Afrique du Sud démocratique, entre Blancs et mouvements, partis et syndicats noirs pour une transformation pacifique du gouvernement. Abrogation des dernières lois de l'apartheid. 1992 Référendum toujours réservé aux Blancs, sur la poursuite des réformes; le " oui " l'emporte par 2/3 des voix. 1993 Le prix Nobel de la paix est décerné conjointement à N.Mandela et F.W. de Klerck. 1994 A la suite de la victoire de l'ANC aux élections démocratiques et multiraciales d'avril, N.Mandela accède à la présidence de la République. LA MARTINIQUE Les premiers habitants étaient-les "Saladoïdes", puis les "Arawaks" venus du Vénézuéla, puis des "caraïbes" venus de l'Amazonie. Christophe Colomb débarque en 1502 au Carbet à Madinina " île aux fleurs". Belain d'Esnambuc aidé par Richelieu va développer l 'île. Les caraïbes qui les avaient si bien accueillis se font passer au fil de l'épée. En 1647 un prêtre breton en avait recensé 3000, puis après il n'en restera aucun. Les colons sont aidés par les juifs hollandais, pour la culture de la canne à sucre, du café et du cacao. Peu peuplé la traite des noirs, battant son plein, en Afrique 20000 esclaves Guinéens, par ans sont capturés et acheminés, dans la première moitié du XVIIIème siècle et cessera au début du XIXème siècle. Au total 250000 noirs, auraient été déportés en Martinique. On y raconte même, comme l'île était la plus riche à l'époque coloniale, on y faisait venir les plus beaux noirs. En 1789 la population avoisinait 84000 esclaves, et 6000 mulâtres, souvent affranchis, mais privés de nombreux droits. En 1791 l'égalité politique des hommes noirs libres est déclaré sans pour autant abolir l'esclavage. Les royalistes passent un deale pour cinq ans, avec les Anglais pour sauver leurs têtes (vous prenez l'île pendant la révolution et quand la situation sera normale, vous nous la restituerez) Donc en 1794 la Martinique et la Guadeloupe sont pris par les Anglais, mais ils ne seront pas accueillis les bras ouverts par les Guadeloupéens, et seront chassés au bout de quelque mois. Il n'y aura pas de guillotine à Fort-de-France. La première abolition ne sera pas appliquée. En 1802, elle redevient française. Ayant épousé Joséphine de Bauharnais, fille d'un riche colon, Bonaparte rétablit l'esclavage sous le soutien de celle-ci. L'émancipation des îles britanniques entraînera des mouvements de révoltes en Martinique et comme la France persiste dans sa lenteur, le gouverneur de la seconde république, sous la détermination de Victor Schoelcher, qui lui-même se sent obligé, (à cause de la révolution des esclaves à Saint-Pierre et au Carbet) de décréter l'abolition de l'esclavage avant le 22 mai 1848. Entre 1857 et 1862, 10000 congolais sont engagés sous contrat. De 1853 à 1884 se sont installés, un millier de chinois, puis vinrent les syriens qui viennent en réalité du Liban qui fut sous mandat français entre les deux guerres. Les métros vivent à part, entretiennent peu de relation, avec les différentes ethnies. Il y a un certain racisme anti-blanc. La Martinique est un vrai melting-pot. LA REUNION Au 14ème siècle découverte de l'île par les arabes, elle est appelée "nina mo grabin", au 16ème siècle elle est l'archipel des "mascareignes " par les portugais. Dater la découverte de l'île est quasiment impossible pas de traces du Colomb local. En 1649, un certain Flacourt la baptise l'île bourbon. Pendant des siècles, il y aura des trafics importants d'épices, du bois de l'océan indien, tandis que les colons de Madagascar débarquent avec leurs esclaves noirs, capturer en Afrique de l'est : Mozambique, Tanzanie, Somalie et de Madagascar pour cultiver les terres, tout en les maintenant dans la crainte, car ils pourraient se rendre maître dans l'île. Pendant qu'on bétonne l'esclavage d'autres s'adonnent à la débauche avec des femmes venues de France, des indes, de Madagascar, pour égayer les 269 colons. En 1723 le code noir institutionnalise l'esclavage. En 1715 on manque de femmes blanches, alors on se métisse allègrement, et vingt ans la population passe de 1500 à 8000 habitants. Les esclaves que le Directoire avait failli libérer, ont perdu leurs illusions en 1806 avec le volt-face de Napoléon, (qui aussi appellera brièvement l'île Bonaparte) en maintenant l'esclavage. Soutenue par sa femme, la Martiniquaise l'impératrice Joséphine de Bauharnais. Seule issue se rebeller, les forbans et les esclaves noirs, forment des milices, pour juguler l'essor du marronage. L'abolition de l'esclavage fut établie en 1848. Puis de 1848 à 1882, des engagés volontaires viennent relayer les esclaves affranchis : les Malabars venus du sud-ouest et des tamouls du sud -est de l'inde. Des Z'arabes, fuyant les difficultés économiques de 1870 à 1914, viennent du gujrati frontière Pasquitaniene du Nord-est de l'inde. Puis arrivé aussi pour les même problèmes des chinois de canton. Récemment des ethnies minoritaires, tel que des indochinois, yéménites, malais, javanais, aborigènes d'Australie, malgaches, comoriens, et mahorais qui sont d'ailleurs mal accueillis par les Réunionnais. CUBA L'île fut habité par 100000 indiens arawaks, puis guanahatabeyes, puis siboneyses, et taïnos Avant l'arrivé de Christophe Colomb mercenaire des rois catholique espagnoles. Puis arrivé d'un million d'esclaves noirs, gangas, mandingue, carabales, araras, qui se révolteront aussi à leur tour sous le joug inhumain des esclavagistes. Fin 18ème siècle, arrivé de colons italiens, portugais, allemands, et des français chassés par la révolte des esclaves noirs d'haïti, mené par le célèbre Toussaint Louverture. En 1847, 120000 cantonais venus de chine, débarquent. L'esclavage fut abolit en 1886. Entre 1913 et 1927 face a un besoin croissant de main d'œuvre, 250000 engagés jamaïquains et haïtiens débarquent. Sous la coopération économique et culturel, polonais, tchèques, russes, se sont installés définitivement. C'est ainsi que le cubain désignera le métissage, par des multiples nuances, du plus sombre au plus claire, tel que pueto (azul), negro, mulaton, mulato, tri gueño, rubio, claro, fino, jabao, et vous donnera toutes les combinaisons possibles en tenant compte de la couleur de la peau et des cheveux, mais aussi de la forme des traits , sans oublier les traces asiatiques. Par exemple, india : femme a la peau rouge cuivré, cheveux lisse, un peu fatigués et fins. Tout cela sans aucune connotation péjorative raciste, car le racisme n'a pas droit de citer, à cuba, ce fut l'une des mesures de la révolution cubaine, abolir toute discrimination raciale. LE BRESIL Baptisés pièces de Guinée par les esclavagistes, plus d'un million de personnes, d'origine bantous, soudanaise, angolaise et mozambiquienne furent arrachés à leurs pays. Les colons interdisaient aux esclaves, de pratiquer leurs religions, de même qu'ils les écartaient des éléments de leurs cultures comme la danse et la musique, de peur de voir ces pratiques renforcer leur identité. Les métis issus de mariage entre indiens et africains, étaient plus considérés par la bonne société coloniale. Mais les esclavagistes avaient un certain goût, pour les femmes noires et, le métissage qui s'ensuit va permettrent l'affranchissement progressif d'un certain nombre d'esclaves. Ce qui n'empêchera pas qu'un bon nombre d'esclaves marrons, fonda les quilombos communautés autosuffisantes d'ou le célèbre "quilombo palmares". Les révoltes des esclaves finirent dans une répression féroce, puis le Brésil fut le dernier pays à abolir l'esclavage, en 1888. Les métis ont réussis progressivement, a se tisser une place dans la société brésilienne, car ils étaient souvent blanchis, comme si, l'extraction noire s'effaçait avec le prestige économique. Autrefois, les brésiliens niaient leurs racines africaines, maintenant ils ont pris conscience, de la formidable richesse, de l'héritage noir, mais avec un certain paradoxe. Car la société blanche ne se cache pas de ses opinions racistes, tout en autorisant ses héritiers a épousé des mulâtresses. A l'heure actuelle, l'absence d'une conscience noire au Brésil est frappante. Les noirs du Brésil ne savent pas s'ils souffrent de la discrimination, à cause de la couleur de leur peau, ou de leur pauvreté.

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